Première priorité RH 2012 : formation et compétences des salariés…

Par Michel Diaz

Expectra (groupe Randstad) a livré son enquête annuelle sur les priorités RH… Une confirmation pour les acteurs du e-learning et de la gestion des talents…

Il y est beaucoup question d’optimiser la formation et de développer les compétences des salariés… 84% des dirigeants, collaborateurs et décideurs RH qui ont répondu à l’enquête Expectra – TNS Sofres en font leur priorité n°1.

Des résultats dont la pertinence vaut pour le nombre (1459) et l’origine (entreprises de toutes tailles, régions et secteurs d’activité) de répondants.

Viennent ensuite la nécessité d’optimiser l’organisation du travail (79%) et de fidéliser les collaborateurs (79%), de renforcer la communication interne (70%) et enfin de gérer les talents (61%).

Éléments de contexte souvent soulignés : la part croissante des nouvelles technologies dans les dispositifs formation / RH ; les références à la gestion des talents, nouveau cap des professionnels RH.

Ce n’est guère surprenant… Les acteurs du e-learning – tous segments confondus – continuent de l’observer en ce début d’année 2012 / la demande de conseil, de contenus sur mesure ou sur étagère, de services et technologies reste soutenue.

En particulier la concentration s’accélère dans le domaine des offres de gestion intégrée de la formation et des talents, comme le montre la toute récente acquisition de Taleo par Oracle.

 

Publié dans LMS & Gestion des Talents | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

30 heures de e-learning dans l’Église catholique…

Par Michel Diaz

Le e-learning pour lutter contre la pédophilie… C’est une des conclusions qui ont réuni les 200 participants – parmi lesquels de nombreux évêques – du premier symposium international qui vient de s’achever au Vatican…

4 jours de débat, de questionnement, qui ont mis évidence la double nécessité de transparence, notamment dans la collaboration avec la justice sur les récentes affaires, et de formation.

La prise de conscience n’a pas attendu le symposium, comme le montre la création du Centre pour la protection de l’enfance disposant d’un site Internet, et de bureau à Munich dont l’Archevêque a soutenu l’événement.

La formation aura aussi sa part, et tout particulièrement le e-learning qui permet de sensibiliser rapidement des dizaines de milliers de personnes – éducateurs catholiques et clergé – dispersées dans le monde entier.

Délivrée en ligne en anglais, espagnol, italien et allemand, le parcours de formation dure 30 heures ; il vise à transmettre un ensemble de bonnes pratiques et de connaissances psychologiques.

Preuve que le e-learning dépasse le cadre traditionnel en se mettant aux services de populations cibles éloignées de celles qui sont traitées dans les entreprises… Il en va de même de la problématique traitée. À noter toutefois que les entreprises utilisent de plus en plus souvent le e-learning sur des questions sensibles telles que la lutte contre les discriminations.

Pour plus d’information

Publié dans Conduite du Changement | Marqué avec , | Laisser un commentaire

E-learning : communiquer encore et toujours…

Par Aude Dellacherie

Changement (radical ?) dans les habitudes de formation, l’intégration du e-learning dans l’entreprise passe aussi par un plan de communication bien pensé…

Avoir construit un bel édifice « Blended Learning » sur le papier, y avoir intégré diverses ressources pédagogiques, des modules e-learning de qualité, répondant à des enjeux forts, c’est bien… L’expérience prouve cependant que cela ne suffit pas à « faire prendre » le nouveau dispositif, en l’absence d’un plan de communication digne de ce nom.

Qui dit plan dit étude préalable…

Celle des populations cibles, pour commencer, qu’il faut recenser : les apprenants bien sûr (leur proximité avec les enjeux de la formation, leur « profil numérique », les conditions matérielles dans lesquelles ils vont jouer leur parcours Blended Learning) ; les managers aussi, car ils sont comptables notamment de la mise en application des connaissances de leurs collaborateurs en situation de travail ; les fonctions support telles que la DSI ou la DRH, les sponsors internes…

On ne saurait s’arrêter là : les partenaires sociaux sont de plus en plus souvent consultés, informés, et c’est une bonne chose. Les parties prenantes externes doivent aussi être prises en compte, qu’il s’agisse éventuellement des apprenants (par exemple salariés d’un partenaire de l’entreprise) ou des fournisseurs qui vont contribuer à la réussite du projet.

Le plan de communication doit spécifier les messages à faire passer pour chacune de ces populations – messages liés à l’enjeu de la formation, articulation avec le dispositif retenu, réponses aux objections qui pourraient être faites sur l’utilisation du e-learning…

Autre domaine couvert par le plan : celui des médias qui vont être utilisés pour communiquer ces messages… Médias existants dans l’entreprise : Intranet (le Département Formation doit négocier une place pour ses messages), messagerie, plateforme LMS (une occasion de la doter d’une véritable fonction éditoriale)… Médias à créer spécifiquement : teasing, flyer, newsletter, blog… Sans oublier les réunions de service !

Ce plan doit s’étendre dans la durée : la communication n’est efficace que si elle revient fréquemment sur un petit nombre de messages clés qui doivent s’ancrer durablement dans l’entreprise – dès le lancement du projet e-learning, et tout au long des réalisations qui lui sont attachées… Une fonction permanente débouchant sur un marketing réfléchi durable de l’offre de contenus et de services du Département Formation aux clients internes et externes.

La plateforme LMS apportera de précieuses informations sur la façon dont les programmes sont suivis, et sur les améliorations qui pourront y être apportées… Des améliorations qui seront à leur tour communiquées : on n’arrête pas !

 

Publié dans Communication, Non classé | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Formation au long cours et service du business…

Par Michel Diaz

« A New Generation of Learners »… Un livre blanc dans lequel Ara Ohanian (CEO, Certpoint Systems), montre ce que la montée en puissance de la génération Y va changer dans les pratiques de formation des entreprises…

Avec, un premier relevé de quelques facteurs influents : l’impatience et la volonté des millenials d’apprendre au contact des autres, rapidement et sur les sujets qui les intéressent directement… sans oublier l’utilisation massive des périphériques mobiles au service d’une connexion permanente à la tribu…

Il ajoute qu’il n’y a pas lutte entre la formation au long cours (le domaine jusqu’ici privilégié des RH / formation) et l’apprentissage court terme orienté sur les demandes du business. De fait, nous admettrons avec lui que parcours de formation long terme et « problem solving » peuvent / doivent être traités en complémentarité, notamment grâce au support des portails de formation qui commencent à apparaître dans les grandes entreprises ou dans diverses branches d’activité…

L’apprenant y trouvera tout aussi bien les moyens / ressources de sa performance immédiate en situation de travail que la réponse à ses souhaits d’évolution / mobilité à plus long terme. Il s’agit moins de technologie (elle rend les choses possibles) que des nouveaux usages de celle-ci, qui émergent sous la pression de la génération Y… que les entreprises ont parfois du mal à suivre.

La clé de la formation est pourtant là : dans la prise en compte des besoins multidimensionnels de l’apprenant / salarié, et dans leur mise en cohérence – un défi pour les RH / formation, car il s’agit de concevoir et d’articuler des processus dont le rythme et les résultats attendus (time 2 learn, time 2 skill, etc.) diffèrent.

L’émergence de la génération Y rend plus visible une problématique ancienne et générale (Cf. Malcom Knowles).

Du coup, elle oblige les départements formation à bouger, ouvrant la voie… à une nouvelle génération de responsables formation ?

 

Publié dans Conduite du Changement | Marqué avec , | Laisser un commentaire

E-learning : échange de mails , 20h passées…

Par Michel Diaz

Entre A (Directrice de la formation dans une entreprise globale) et B (Directeur associé d’une société d’études et de conseil eLearning)…

A : « Nous sommes toujours sur la corde raide quand il s’agit de concilier nos convictions souvent long terme et les contraintes commerciales à court terme »…

B : « La réconciliation formation / RH et business est un des grands enjeux des années à venir.

Pour résumer :

La formation / RH s’occupe traditionnellement de construire un plan de formation / des parcours de formation qui permettent de porter les compétences des salariés au niveau d’un standard fixé dans un référentiel activités / compétences (quand il existe…) ; c’est tout le domaine de la formation structurée (présentiel, elearning, blended learning).

En complément, on lui demande de servir les besoins du business : problem solving, support à la performance, à travers la mise en oeuvre de ressources immédiatement disponibles / accessibles (y compris par Smartphones), concentrées sur l’essentiel.

C’est une richesse nouvelle pour les dép. formation / RH : ils doivent pouvoir servir le court et le moyen terme, en cohérence. Les concepts / outils existent pour cela, à commencer par celui de Learning Portal qui donne accès à tout salarié à la fois à ses parcours (on boarding, mobilité, etc. en relation avec la DRH…) et des ressources de type learning by doing et social learning.

C’est la formidable mutation de la fonction formation que nous voyons se profiler. »

L’histoire ne dit pas si B aura convaincu A !

 

Publié dans Organisation & Projets | Marqué avec , , | Laisser un commentaire