Déjà en 2011… L’étude « Learning & Skills » du CPF (Centre for Performance Development) menée auprès des responsables formation vendait la mèche…
Une étude du CPF (concernant les entreprises anglo-saxonnes), un sondage plutôt, dont les conclusions sautent aux yeux ?
Le principe est le suivant : les responsables formation pouvaient associer une pastille bleue (ou orange) à une modalité de formation selon qu’ils prévoient de l’utiliser plus (ou moins) intensivement.
Gagnantes du jeu : le Mobile Learning (87%), les apprentissages informels (78%) et le coaching / mentoring (78%). Il y a une logique dans ce tir groupé.
D’abord, les responsables formation veulent mieux servir les besoins métiers / business, par des contenus / services délivrés juste à temps afin d’aider les salarié à « résoudre des problèmes » en situation de travail.
Ensuite, bien que la composante présentielle du Blended Learning dégrade le modèle économique du e-learning, la simple livraison de ressources en ligne ne peut suffire à des salariés qui ont besoin d’accompagnement. Compromis : le stage est de plus en plus souvent remplacé par un service de coaching / mentoring, voire de tutorat, pour partie à distance (synchrone ou asynchrone) pour partie sur le terrain sous forme de compagnonnage (un nouveau rôle pour le manager).
Le Mobile Learning (l’usage « pédagogique » des smartphones) apparaît indissolublement lié à l’essor de ces nouvelles façons de former que le marché appelle.
La perdante au jeu des pastilles, c’est la formation traditionnelle. Le présentiel sera moins utilisé par 73% des répondants au sondage…
Il part toutefois de si haut, en France en particulier* qu’à moins d’une forte accélération du Mobile Learning (la crise aidant ?) on voit mal comment il pourrait être gravement menacé à court terme…
* Le e-learning représente tout juste 1% du marché de la formation professionnelle, selon l’étude Féfaur « L’Offre Professionnelle eLearning en France »
