La crise économique aura forcément des conséquences sur le budget eLearning des entreprises, que celui-ci soit logé « en vitesse de croisière » dans la Direction de la formation, ou lié à un nouveau projet d'entreprise (driver), par exemple la migration du SI ou le lancement d'un nouveau produit.

Dans ce contexte, les responsables eLearning doivent se préparer à défendre leur prochain budget, et à argumenter / documenter les investissements passés.

Cette argumentation prendra bien entendu en compte l'aspect financier du dispositif eLearning : responsables formation et eLearning doivent pouvoir répondre du coût du eLearning – coûts internes, incluant le poste personnel, et coûts externes, notamment en logiciels et services.

À défaut de calculer le (souvent introuvable) ROI, ils chiffreront les économies que le eLearning aura permis de réaliser par rapport à une solution de formation « 100% présentielle ».

Ce dossier d'argumentation (« de preuve ») suppose préalablement la disponibilité d'un nombre important d'informations structurées, courant parfois sur plusieurs années ; il suppose aussi l'utilisation d'un modèle et d'outils d'analyse et de restitution convaincants.

Par ailleurs, au-delà de cette logique comptable / financière, les responsables formation et eLearning sauront mettre en avant les avantages du dispositif eLearning, dans tous ses aspects : niveau de service et de satisfaction des clients internes – managers et collaborateurs des directions métiers au premier chef –, contribution du eLearning à la compétitivité de l'entreprise, etc.

Bien que certains avantages soient parfois difficiles à quantifier (voire être non quantifiables), il est toujours nécessaire, et possible, d'en assurer un premier niveau d'objectivation pour leur donner plus de poids, par exemple à travers une enquête de satisfaction auprès des apprenants. Et la communication de ces bénéfices – timing, forme, cibles... – doit être étudiée avec soin pour jouer au mieux.

L'expérience nous l'apprend : un auditeur interne s'éternise rarement chez un « client coriace » qui a pris la précaution de constituer un dossier solide !