Nous vivons une époque formidable : on lit sur le site canadien Thot qu'une pratique se développe outre-atlantique, sous la délicate appellation de "video snacking" (attention : peut-être déjà "trademark" !).

Certains de nos amis américains, entrepreneurs créatifs - à l'affût sinon d'un vrai marché au moins d'un grand buzz -, ont fini par s'aviser que leurs compatriotes (et tous ceux qui en adoptent le passionnant style de vie) déjeunent de plus en plus souvent devant l'écran de leur ordinateur, plongés dans la contemplation euphorique de vidéos que le net offre en abondance.

Du coup, ils ont fait le raisonnement suivant : si notre bipède (la femme ou l'homme debout ou assis : nous ne remercierons jamais assez l'évolution) peut manger tout en regardant des vidéos, il peut aussi bien consacrer un peu de ce moment à se former... Voilà l'idée !

De l'idée à l'offre, il n'y a qu'un pas, vite franchi : des propositions commerciales fleurissent, qui offrent au salarié d'aménager ce moment particulier afin qu'il puisse nourrir ses compétences en même temps qu'il se gave de nourritures terrestres.

Osons un peu d'humour trash... (voir ci-dessous) : nous avons envie de leur demander pourquoi ils s'arrêtent en si bon chemin ?!

e-learning_snacking.jpg

Contexte original de l'image : site de John Whelans.

Trêve de plaisanterie : j'imagine déjà que se réjouissent ceux des (rares...) formateurs qu'assombrissait la perspective de partager tous leurs déjeuners avec des groupes d'apprenants !

Qu'on se le dise : ce déjeuner laissera place avant longtemps à ce qu'il me plaît d'appeler le "e-learning snaking" (je ne déposerai pas la marque, libre aux plus aventureux de le faire...), avant que le formateur soit à son tour remplacé par un artefact, et la formation... par quoi au juste ?