Quelle place pour la vidéo dans l'approche e-learning ?
Par Michel Diaz le mardi 22 janvier 2008, 12:02 - Lien permanent
Une fois n'est pas coutume : je fais état plus loin d'une information commerciale reçue par courriel, portant sur une technologie de streaming vidéo à première vue séduisante, et qui nous donne l'occasion de revenir sur le sujet parfois controversé de la place que peut occuper la vidéo dans l'approche e-learning.
Place réduite à la portion congrue...
Si les produits sur étagère peuvent s'enrichir de séquences vidéo, celles-ci sont le plus souvent absentes des contenus que les entreprises mettent à disposition des collaborateurs. Ce n'est pas faute qu'elles puissent disposer d'une banque de vidéos (institutionnelles, métiers, etc.), réalisées en de multiples occasions - à grand renfort de moyens quand il s'agit de l'image que l'entreprise souhaite projeter d'elle-même. Cependant ces vidéos se trouvent sous la responsabilité d'une entité communication, et leur existence en est souvent inconnue des services formation. Même méconnaissance pour les services que peut apporter le studio de production interne (quand il existe) : la grande organisation - c'est un secret de polichinelle - est encore bien cloisonnée, malgré ses efforts pour que l'information circule transversalement. Ce constat ne vaut pas seulement pour les vidéos, il porte aussi sur la plupart des médias dont les contenus e-learning pourraient tirer parti. L'inventaire des médias accessibles dans l'entreprise nous semble une des tâches prioritaires du responsable e-learning (qui en profitera pour faire connaître sa discipline en interne).
La place de la vidéo dans les contenus e-learning ne peut que s'accroître sous l'influence de plusieurs facteurs. Nous l'avons souvent évoqué : les jeunes générations qui entrent dans l'entreprise, ont été nourries à la toute présence de la vidéo dont Youtube et Dailymotion sont les emblèmes ; et le net bruisse des usages toujours plus nombreux que les universités américaines font de ces plateformes pour diffuser leurs cours enregistrés en vidéo. N'importe quel particulier peut au reste utiliser ces serveurs pour montrer au plus grand nombre les vidéos prises à chaud avec son téléphone mobile.
Indépendamment de ce facteur générationnel, nous devons admettre que la vidéo peut conforter les contenus de formation délivrés à distance (les formateurs ne rejettent pas son utilisation dans le cadre du présentiel). Le simple enregistrement vidéo d'un e-formateur exposant son cours peut donner son poids de présence humaine à l'échange : le e-formateur (avec ou sans photo) ne peut se suffire d'être une voix, aussi chaleureuse et professionnellement apte soit-elle. Ceci explique en partie le succès d'outils dits de rapid learning (ceux de Speechi, par exemple) qui permettent d'enrichir des diaporamas de présentation vidéos enregistrées sur le vif.
Il reste des obstacles dans la diffusion plus large - chaque fois qu'elle sera pertinente - de la vidéo. Parmi d'autres : la "largeur des tuyaux" qui amènent ces vidéos sur le poste de travail de l'apprenant, ainsi que le verrouillage du poste qui empêche souvent l'installation d'un lecteur. Dans le cas du streaming, la lenteur avec laquelle une vidéo est chargée à l'écran constitue un autre frein d'ordre ergonomique (l'impatience de l'Internaute).
D'où l'intérêt que peut représenter une technologie comme celle de streamfr, qui vous évite le temps d'attente et vous permet l'accès direct dans la "timeline".
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