PCA, PRA ou comment votre projet va survivre à un sinistre...
Par Aude Dellacherie le samedi 22 décembre 2007, 11:55 - Lien permanent
Michel Diaz, co-auteur de ce blog, accordant une certaine attention aux problèmes environnementaux du moment, je ne résiste pas au plaisir de contribuer - de façon constructive ! - à sa réflexion, à travers ce que l'on appelle le PCA ou encore le PRA.
De quoi s'agit-il ?
Du Plan de Continuité d’Activités (ou de Reprise des Activités) qui permet, lorsque survient un sinistres majeur suivi d'un arrêt total ou partiel des activités de l’entreprise, de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour assurer la continuité de service auprès des clients jusqu’à la reprise normale des activités.
Ces plans sont bien connus des grandes entreprises, comme on l'a vu lors de l'épidémie de SRAS (grippe aviaire) ; à l’heure des dérèglements climatiques, des catastrophes naturelles et autres risques tels qu'une pandémie, les dirigeants d’entreprise sont bien avisés qui ont pensé à mettre en place leur PCA.
Les plus pessimistes joueront d'ironie, notamment dans le cas d’une pandémie : à quoi bon sortir son PCA quand les clients eux-mêmes sont touchés ?!
Soyons optimiste : nous imaginerons un risque où l’entreprise cliente reste en bonne santé, avec ses attentes et ses besoins habituels de client.
Quelques pistes pour créer son PCA :
D'abord, chacune des directions opérationnelles et fonctionnelles aura fait l’inventaire de ses processus et procédures métiers pour identifier ceux et celles qu’elle considère comme étant "à risque" (fonctions vitales en quelque sorte). A chaque processus, un niveau d’engagement est associé afin de respecter les objectifs de continuité ou de reprise d’activités en termes de délai de réponse vis-à-vis du client.
En possession de cet inventaire, l'entreprise va étudier quels moyens - organisationnels, opérationnels, techniques et logistiques - mettre en œuvre pour reprendre l’activité.
Cette démarche s'apparente finalement à la création d'une entreprise bis, permettant d'assurer le "service minimum" : nouvelle organisation incluant l’équipe de pilotage du PRA, description des ressources humaines nécessaires (profils indispensables, effectifs minimum), infrastructure informatique et de télécommunications (postes, serveurs, plateformes téléphoniques), choix préalable du nouveau site géographique, etc.
La réflexion qu'une entreprise mène sur son PRA présente pour elle le bénéfice secondaire de mieux se connaître, notamment quant à la contribution de chaque maillon de la chaîne de valeur à la satisfaction des clients. Il n'est pas exclus qu'elle en tire des enseignements et un plan d'action de l'amélioration des services.
Cet exercice n'est pas de pur style, les exemples existent où un tel plan a permis à l'entreprise de '"limiter la casse". Il n'est pas réservé à la grande entreprise : la PME, voire la TPE, disposent aussi des capacités de concevoir un PRA - c'est affaire de motivation et de temps à y consacrer.
A la veille des traditionnels vœux de fin d’année, nous nous souhaiterons donc pour 2008 de concevoir notre PRA... et de n'avoir pas à le mettre en oeuvre !
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